Description
Le tableau de l’autel secondaire sud, du 17e siècle, représente la Sainte Parenté. La scène est située dans un intérieur dont on voit une fenêtre à l’arrière-plan. La Vierge à l’Enfant est entourée de saint Joseph, sainte Anne et saint Joachim.
Le tableau représentant le don du Rosaire à saint Dominique et à sainte Catherine de Sienne est lui du 2e quart 17e siècle (daté de 1635), il est comparable aux tableaux de Guillac et de Guégon représentant la même scène. Le tableau est l’œuvre du peintre Guillaume Biguelot, de Ploërmel. L’évêque représenté est Sébastien de Rosmadec, évêque de Vannes (1622-1646). Le tableau donne une version simplifiée de la scène représentée à Guégon et Guillac ; mais la reconnaissance de l’autorité civile et religieuse est soulignée par la présence du roi Louis XIII derrière sainte Catherine et celle du pape et d’un évêque derrière saint Dominique. La singularité du tableau tient dans la présence d’armoiries aux angles supérieurs, dans lesquelles on est tenté de voir un rappel d’armes illustres et ancestrales, savoir à droite le lion rampant de Clisson et à gauche les macles et hermines de Rohan et de Bretagne.
Dossiers d’études d’Inventaire de la Région Bretagne : Don du Rosaire & La Sainte Parenté
Histoire
La Sainte Parenté désigne l’ensemble de la famille de Marie (mère de Jésus), descendants de sa mère sainte Anne et composée de ses parents et sœurs et des maris et enfants de celles-ci. Selon la tradition qui a ses origines dans des manuscrits apocryphes et qui est notamment détaillée dans La Légende dorée de Jacques de Voragine, elle est composée de 17 personnes. La Sainte Parenté est un thème populaire de l’iconographie du Saint-Empire romain, principalement en Allemagne et aux Pays-Bas, et se retrouve dans de nombreuses formes : enluminure, verrière, sculpture, haut-relief et peinture de la fin du 15e siècle et le début du 16e siècle.
La donation du rosaire, aussi appelée la remise du rosaire, le don du rosaire et l’institution du rosaire, est un thème de l’iconographie chrétienne représentant la Vierge Marie remettant un chapelet à saint Dominique de Guzmán. Cette scène est l’illustration d’une tradition répandue par les dominicains à partir de la fin du 15e siècle, selon laquelle saint Dominique aurait eu une vision de Marie lui transmettant la prière du rosaire et lui demandant de la diffuser. C’est un thème fréquent dans l’art religieux en Europe occidentale à partir du 16e siècle, présent dans de nombreuses églises sous forme de verrières, retables et tableaux.
Le rosaire est une prière catholique qui repose sur l’invocation de la Vierge Marie et la méditation des mystères de la vie du Christ. Pour chaque mystère du rosaire, le fidèle récite un Notre Père, dix Je vous salue Marie et un Gloire au Père. Depuis le 16e siècle, le chapelet comporte 15 mystères. Au début du 21e siècle, Jean-Paul II en a ajouté d’autres, ce qui porte leur nombre total à 20. Ces nouveaux mystères sont facultatifs. Le rosaire est une prière essentiellement contemplative qui a une dimension à la fois mariale et christique. Le terme rosaire est dérivé du latin ecclésiastique rosarium, qui désigne la guirlande de roses dont Marie est couronnée dans les représentations traditionnelles. Les mots rosaire et chapelet sont parfois confondus dans l’usage courant.