Description

Statue de sainte Marguerite, debout, devant le dragon qui se trouve à ses pieds. Elle brandit un crucifix de la main droite. Cette œuvre est réalisée en bois taillé et polychrome. L’église Saint-Méen d’Évriguet est remarquable par le nombre de statues en bois (six) dont elle dispose. Bien que récente (l’édifice date du 3e quart 19e siècle), l’église a hérité du riche mobilier de l’ancienne chapelle qui, autrefois, occupait cet emplacement.

Histoire

Celle que nous connaissons sous le nom de sainte Marguerite d’Antioche est appelée sainte Marine en Orient. Marguerite aurait vécu dans le courant du 3e siècle de notre ère et serait originaire d’Antioche de Pisidie, ville située au cœur de l’Anatolie, dans l’actuelle Turquie. Selon toute vraisemblance, elle aurait subi le martyr pour n’avoir pas voulu abjurer sa foi chrétienne vers 275 après J.C., sous le règne de l’empereur romain Dioclétien.
Sainte Marguerite fait partie des saintes thaumaturges que l’on invoque plus particulièrement pour les maux de reins et les accouchements. Cette fonction est à rattacher au principal épisode de son hagiographie, rapporté entre autres par Jacques de Voragine dans La Légende Dorée. En effet, celle-ci aurait eu à affronter un dragon qui la dévore. Mais la sainte parvient miraculeusement à s’extraire du ventre du monstre en s’aidant d’une croix, puis piétine le monstre. C’est pour cette raison que les représentations peintes et sculptées de la princesse la montre toujours avec un dragon à ses pieds. Outre l’aspect merveilleux de cet épisode, le dragon est souvent compris comme un symbole du Mal, des hérésies et du paganisme vaincus par l’Église catholique.

© Victorien Leman, La légende de sainte Marguerite et du dragon, Bécédia [en ligne], ISSN 2968-2576, mis en ligne le 20/05/2020.