Jean-Marie de La Mennais naît le 8 septembre 1780 à Saint-Malo, dans une famille profondément chrétienne. Sa jeunesse est marquée par les troubles de la Révolution française, période pendant laquelle la pratique religieuse est parfois clandestine.
Très tôt, il développe une grande piété et une volonté d’aider, ce qui le conduit naturellement vers la prêtrise. Il est ordonné prêtre en 1804, à seulement 24 ans.

Après la Révolution, l’Église de France est affaiblie. Jean-Marie s’investit alors dans la reconstruction du tissu religieux et éducatif en Bretagne. Il devient vicaire général dans plusieurs diocèses (Saint-Brieuc, Rennes) et se révèle un administrateur énergique, clairvoyant et exigeant. Confronté à la misère éducative des campagnes bretonnes, il est persuadé que l’instruction est la clé du renouveau moral et social. Il décide donc de créer des institutions capables d’assurer une éducation accessible, structurée et profondément humaine.

En 1819, avec son frère spirituel Gabriel Deshayes, il fonde à Ploërmel la congrégation des Frères de l’Instruction Chrétienne (FIC), appelés “Frères de Ploërmel”.

Leur mission
  • Ouvrir des écoles dans les campagnes bretonnes,
  • Former des enseignants,
  • Diffuser une éducation solide, morale, et utile à la vie quotidienne.

La congrégation connaît un succès rapide. Les Frères ouvrent des écoles dans toute la Bretagne, puis à l’international : Sénégal, Égypte, Haïti, Espagne, Turquie, Canada.

Jean-Marie de La Mennais passe les dernières années de sa vie à Ploërmel, au sein de la maison mère des Frères de l’Instruction Chrétienne. Il y meurt le 26 décembre 1860, entouré des religieux qu’il a formés. Son tombeau se trouve toujours à Ploërmel, où il est vénéré.