Anne-Toussainte de Volvire, figure religieuse bretonne du 17e siècle, parfois appelée la Sainte de Néant.
Anne-Toussainte de Volvire est née le 2 novembre 1653 au château du Bois-de-la-Roche, dans le village de Néant (aujourd’hui Néant-sur-Yvel). Elle est issue d’une famille noble : son père était Charles de Volvire, marquis de Ruffec et comte du Bois-de-la-Roche, et sa mère Anne de Cadillac de Locmalo.
Baptisée le lendemain de sa naissance dans l’église de Néant, Anne-Toussainte passe une enfance marquée par une forte piété chrétienne et une grande charité envers les pauvres de sa paroisse.
À l’adolescence, un événement marquant change sa vie : lors d’une partie de chasse, son cheval s’emballe et elle échappe de justesse à une mort certaine en s’accrochant à une branche d’arbre. Profondément ébranlée, elle fait alors vœu de consacrer sa vie à Dieu, renonçant au mariage malgré l’opposition familiale.
Anne-Toussainte choisit de vivre au service des autres. Elle s’affilie à des communautés religieuses et se consacre à l’instruction des enfants, aux soins des malades et à l’aide aux plus démunis. Sa famille a érigée la chapelle Saint-Nicodème en Guilliers.
Anne-Toussainte de Volvire meurt le 20 février 1694 à l’âge de quarante ans. Après son décès, sa tombe dans l’église de Néant devient un lieu de dévotion populaire. Les fidèles rapportent de nombreuses grâces obtenues par son intercession, et une source miraculeuse aurait jailli là où son cercueil fut momentanément posé lors du convoi funèbre.
Bien qu’elle n’ait pas été officiellement canonisée par l’Église, sa mémoire demeure vivante dans la tradition locale.