Pierre Robinault de Saint-Régeant a beau être né en 1766 à Lanrelas (Côtes-d’Armor) et décédé en 1801 à Paris, il est étroitement lié aux communes de La Trinité-Porhoët et de Mohon, où il jouera un rôle important pendant les troubles révolutionnaires.

Issu de la petite noblesse provinciale, Saint-Régeant grandit dans un climat politique marqué par la montée des tensions sociales et religieuses. La Révolution française, à partir de 1789, bouleverse profondément la Bretagne, région fortement attachée à la monarchie et à la foi catholique.

Comme de nombreux nobles et paysans bretons, Pierre Robinault de Saint-Régeant refuse les principes révolutionnaires, en particulier la Constitution civile du clergé (1790) et la conscription obligatoire.

Pendant les années 1793-1800, il s’engage activement dans la Chouannerie, mouvement contre-révolutionnaire royaliste de l’ouest de la France. Saint-Régeant devient un chef chouan influent dans le centre de la Bretagne.

Il est reconnu comme :

  • chef de la légion chouanne de La Trinité-Porhoët et de Mohon, appelée la 5e légion
  • organisateur de combats de guérilla contre les troupes républicaines
  • meneur d’hommes apprécié pour son courage et sa détermination

Ses actions s’inscrivent dans une guerre irrégulière faite d’embuscades, de coups de main et de déplacements rapides dans les campagnes boisées et les landes bretonnes.

Après la pacification progressive de l’ouest sous le Consulat, la plupart des chefs chouans déposent les armes. Saint-Régeant, bien que marqué par les combats, survit à cette période de répression et de troubles. Il meurt guillotiné en 1801, avec François-Joseph Carbon, autre chef chouan, à l’âge de 35 ans, peu après la fin officielle des grands soulèvements chouans.