Olivier Delourme était un architecte, souvent surnommé « l’architecte de la Bretagne » pour son œuvre prolifique dans la région à la fin du XVIIe et au début du XVIIIe siècle, spécialisé les édifices religieux et châteaux qui mêlant les influences classiques aux styles bretons locaux.

Né en 1660 au village de Kerpiton, près de Loyat, Olivier Delourme est issu d’une famille de paysans instruits, lié au clergé. Il se forma comme maçon et s’installa à Vannes, vers 1685, où il devint maître architecte. Marié à Jeanne Caillot, fille d’un autre professionnel du bâtiment, il fonda une famille et s’installa au manoir du Grador à Vannes.

La carrière d’Olivier Delourme s’est concentrée sur la Bretagne, et plus particulièrement sur Vannes et ses environs, où il a contribué aux infrastructures publiques, notamment à la réfection du canal menant au port et à la construction du grand escalier de l’ancien hôtel de ville (aujourd’hui Hôtel de Limur).

En architecture religieuse, il a supervisé des reconstructions, dont le clocher de l’église Saint-Avé, l’abbaye des Prières à Billiers et l’abbaye du Mené (aujourd’hui détruite). Il a également fourni, en 1727, les plans de l’actuelle église Saint-Patern de Vannes, endommagée par une tempête.

Parmi ses œuvres les plus célèbres figurent le château de Loyat (1718-1734), construit pour la famille Coëtlogon, et le château de Kerguéhennec près de Bignan (à partir de 1712).

Le surnom d’« architecte de Bretagne », donné par ses contemporains parisiens, comportait une pointe de condescendance, reflétant la sous-estimation, hors de la province, de son approche régionale et de ses créations novatrices – souvent comparables à celles de la capitale –, alors même qu’elles avaient considérablement réduit l’écart entre concepteur et exécuteur dans les pratiques de construction bretonnes. Olivier Delourme mourut prématurément en 1729 à Vannes, laissant certains projets inachevés, mais son héritage perdure grâce à des édifices préservés comme les châteaux de Loyat et de Kerguéhennec.