Yvonne Beauvais, connue sous le nom de Mère Yvonne-Aimée de Jésus, est née le 16 juillet 1901 à Cossé-en-Champagne (Mayenne) et morte le 3 février 1951 à Malestroit.
Orpheline de son père très jeune, Yvonne grandit dans un milieu familial profondément chrétien. Dès l’enfance, elle manifeste une sensibilité spirituelle remarquable et une compassion qui marquera toute sa vie. À l’adolescence, elle vit des expériences mystiques intenses qui orientent progressivement son cœur vers une vie consacrée.
En 1927, elle rejoint la Communauté des Augustines Hospitalières de Malestroit, elle y prononce ses vœux sous le nom de Sœur Yvonne-Aimée de Jésus.
Mère Yvonne-Aimée est connue pour :
- des apparitions du Christ qu’elle rapporte dès sa jeunesse,
- des charismes spirituels : discernement, prophétie, bilocation selon certains témoins, et guérisons.
Ces phénomènes ont été examinés avec prudence par l’Église, mais sa réputation de sainteté demeure solide.
Sous l’Occupation, elle soigne à la clinique de Malestroit aussi bien des blessés allemands que des parachutistes anglais et des résistants (spécialement ceux du maquis de Saint-Marcel). Elle héberge clandestinement à la clinique le général Audibert (commandant de la région ouest de l’Armée secrète) et apporte une aide active à la Résistance. En janvier 1943, un prêtre, la soupçonnant d’imposture, l’accuse d’être une « fausse mystique » et prépare un procès pour la dénoncer aux autorités religieuses.
Le 16 février 1943, comme elle en avait eu la prémonition, elle est arrêtée à Paris par la Gestapo au prieuré Notre-Dame-de-Consolation et amenée à la prison du Cherche-Midi. Torturée, elle se serait évadée « miraculeusement » après avoir demandé des prières au père Paul Labutte, son fils spirituel, auquel elle apparaît dans le métro, en bilocation.
Le 22 juillet 1945, Charles de Gaulle en personne lui remet la Légion d’honneur, à Vannes, pour ses actes héroïques lors de la Seconde Guerre mondiale. Le 3 janvier 1946, on lui décerne la médaille de la Résistance et la médaille de la Reconnaissance française.
Après la guerre, elle devient supérieure générale de sa congrégation.
Elle entreprend d’importantes réformes :
- modernisation des structures hospitalières
- fondation de nouvelles communautés
- attention particulière aux religieuses malades et âgées
Mère Yvonne-Aimée de Malestroit décède en 1951, à seulement 49 ans.