Né le 5 juillet 1812, à Guer, Bernardin Morin (de son vrai nom Gabril-François Morin), il fréquente l’école de Malestroit et entre très jeune dans les ordres. Il adopte le nom de frère Bernandin en 1828, c’est le père Jean-Marie La Mennais qui le lui donne. Passionné par la mécanique et l’horlogerie depuis son plus jeune âge, le frère Bernardin Morin développe un talent exceptionnel dans la création et la construction d’horloges.

Après une expérience de surveillant à Tréguier, le jeune frère dirige l’école de Ploubalay, d’où il peut aller prendre les leçons du célèbre mathématicien Querret, docteur en sciences.

À Ploubalay, celui-ci commence l’étude de l’astronomie. Les échafaudages d’une immense maison restée en construction lui servent d’observatoire. Il continue ses études et ses veilles à contempler le ciel étoilé à Saint-Enogat (aujourd’hui Dinard).

En 1850, il est sollicité par la ville de Ploërmel pour construire une horloge astronomique pour la collégiale Saint-Armel. L’horloge astronomique de Ploërmel a été terminée en 1855. Elle représente une prouesse technique et artistique, avec ses cadrans astronomiques, ses différents mécanismes et ses automates. Elle affiche non seulement l’heure, mais aussi les positions des astres, les phases de la lune, les éclipses et bien d’autres informations astronomiques.

Il continue d’exercer son talent avec passion et créativité jusqu’à sa mort en 1876.

Aujourd’hui, l’horloge astronomique de Ploërmel est toujours en fonctionnement et continue d’émerveiller les visiteurs par sa précision et sa beauté. Elle est considérée comme l’un des joyaux du patrimoine breton, grâce au génie du frère Bernardin Morin.