Après ses études secondaires, Adelyne Neveux suit l’enseignement de l’école des Beaux-Arts d’Angers de 1927 à 1930. Elle continue sa formation à l’école nationale des Beaux-Arts de Paris en 1931 grâce à une bourse accordée par le préfet du Maine-et-Loire. Elle y est l’élève de Fernand Sabatté et y rencontre Mathurin Méheut et Maurice Denis, représentant du mouvement Nabi, dont le style se retrouvera dans les peintures de jeunesse d’Adelyne. Elle est aussi influencée par les symbolistes, Gustave Moreau et Paul Gauguin.
Elle vit une jeunesse dorée auprès de ses parents, mais en 1933, la famille ,ruinée par la crise, s’exile à Ballée en Mayenne angevine, berceau de la mère d’Adelyne Neveux. Elle apprend vers l’âge de 27 ans qu’elle a été adoptée à sa naissance. Ce sera une rupture dans sa vie.
En 1939, l’abbé de Châteauvieux commande à Adelyne Neveux quinze toiles marouflées de quinze mètres carrés qui trouveront place dans la nef et le chœur de l’église de Chambellay, dans le Maine-et-Loire. Elles représenteront des scènes de la Bible. Les toiles sont peintes dans son atelier à Ballée à partir de calques, puis transportées à Chambellay. Cet ensemble constitue le grand œuvre d’Adelyne Neveux.
Après le décès de ses parents adoptifs, Adelyne déménage dans un presbytère au Buret. Elle y survit dans une situation de grand dénuement, réalisant des peintures pour les églises de la région et dispensant, de 1949 à 1953, des cours de dessin dans une école primaire à Laval. Malgré l’adversité, elle tente de maintenir vivant le raffinement de son éducation et de sa jeunesse. Elle commence à sculpter des figurines sur os, d’une grande finesse, restaure des œuvres dans les églises de campagne.
En 1967, cherchant un lieu accessible par le car, mais en pleine nature, elle part s’installer à Guer, dans le Morbihan, au Valescan, afin de se rapprocher d’un ami de la famille, médecin à Rennes. Elle est charmée par ce village pittoresque et cette maison sans confort, baptisée « l’atelier du Tournesol » où elle résidera pendant vingt ans. Là, elle peint la nature, les fleurs, les bois, les rivières, les croix en schiste et la forêt de Brocéliande.
Malade, elle est soignée par les sœurs de Malestroit, où elle décède le 10 juillet 1987. Elle est enterrée à Guer.
Vous trouverez ci-dessous les tableaux d’Adelyne Neveux exposés à l’intérieur de l’hôtel de ville de Guer.