Description
Deux bas-reliefs se trouvant dans l’église paroissiale Saint-Léry de Saint-Léry. Le bas-relief de gauche représente la Mort de la Vierge et celui de droite sa Dormition. Ces deux bas-reliefs ont longtemps été identifiés comme la Mort et l’Apothéose de Saint-Léry.
Histoire
Le terme dormition (du latin dormitio, signifiant sommeil, sommeil éternel, mort), est utilisé, dans le vocabulaire chrétien, pour désigner la mort des saints et des pieux fidèles quand ce n’est pas une mort violente. La dormition de la Mère de Dieu est souvent appelée simplement « dormition » car c’est la dormition par excellence.
Dans le catholicisme, le terme « dormition » ne désigne que la mort de la Vierge, la croyance de la montée au ciel de son corps porte le nom d’Assomption. Les Églises d’Orient critiquent ce terme qui pourrait laisser croire que la Vierge a été enlevée au ciel de son vivant.
Le terme « dormition » exprime la croyance selon laquelle la Vierge est morte sans souffrir, dans un état de paix spirituelle, on parle parfois aussi de dormition pour les saints morts sans martyre. L’écrivain Joris-Karl Huysmans explique dans son roman l’Oblat (1903)* « la Vierge ne mourut, ni de vieillesse, ni de maladie, elle fut emportée par la véhémence du pur amour et son visage fut si calme, si rayonnant, si heureux, qu’on appela son trépas la dormition ».
Pour la partie iconographique de la Dormition de la Mère de Dieu, c’est le Christ lui-même qui, descendu du ciel, vient chercher l’âme de sa mère figurée sous la forme d’un nouveau-né emmailloté de langes. Sur les images de la dormition d’un saint, c’est un ange qui est chargé de cette mission de psychopompe.
*HUYSMANS, J-K. (2024). L’Oblat, Millon Jerome Eds, Grenoble.