Histoire
Les locaux de Sainte-Anne-d’Auray se révèlent mal adaptés à la vie monastique et la propriété devenue trop exigüe pour faire vivre la communauté. Son transfert fut décidé en 1947. Les moines de l’abbaye de Timadeuc achètent la propriété du château de la Ville Aubert avec sa ferme à Campénéac (diocèse de Vannes) et construisent le monastère. En 1953, La communauté s’installe à Campénéac et reprend le nom de l’ancienne abbaye cistercienne de La Joye d’Hennebont (1260-1792), « La Joie Notre Dame ».
À l’origine, un château, conçu au début du 20e siècle, était présent. Le château de la Ville-Aubert affirme un caractère régionaliste dépassant la citation architecturale pour s’étendre à la structure même de l’ensemble. Si l’attribution à Frédéric Jobbé-Duval doit être confirmée, cet édifice peut être considéré comme représentatif de la production tardive de cet architecte qui développe, autour de 1900, un style spécifique que l’on retrouve dans un édifice plus modeste à la Bassardaine, en Saint-Maugan (35). Il remplace un édifice plus ancien, incendié en 1900.